NRC Handelsblad (quotidien national) 5 June 2001

Extrait d’un article de Sandra Heerma de Voss concernant une exposition d’un réaliste Neerlandais de Kunsthal, Rotterdam.

“Joke Frima (1952) : une peintre, très précise dans les détails, qui reproduit avec une précision photographique les plantes vertes de sa composition. Citrouille, lierre, tige de blé et feuilles de lotus et bien d’autres encore. La perspective de ses compositions vous donne l’impression que l’artiste est allongée dans l’herbe et que vous pouvez pénétrer en silence au sein de cette nature morte  avec l’impression d’emprunter un chemin traversant ce feuillage. Ceci est meilleur qu’une prise de vue photographique.”


Extrait du catalogue des expositions  «La nature est morte » et « Nature durable »

Muséeu Municipal  IJsselstein, NL (Décembre 2002 – Février 2003) 
“Dans le tableau « Natura Morte » nous nous trouvons devant une nature morte
montrant la nature vivante et morte..

Parmi les artistes peignant des « nature morte » comme Loke Frima, l’on peut citer : Raoul Hynckes et Ben Rikken. De même que Rikken, Joke Frima trouve au sein de la nature la source de son inspiration.
Dans son œuvre, elle s’émeut de « Natura Morte » comme elle le ferait d’un beau paysage. Sur sa nature morte « Les trois grâces », Frima a enlevé trois citrouilles de leur environnement naturel. De ce fait, ces citrouilles sans valeur sont devenues la personnification de la grâce et de la beauté. Le regard tant dans le détail que la perspective attire l’attention sur ce que nous manquions habituellement. 


Extrait du catalogue de l’exposition 'The Abundance II'

Musée de l’art figuratif“De Buitenplaats”,
Eelde, NL (Octobre 2001 – Janvier 2002)
par Diederik Kraaijpoel.

"De Joke Frima, j’ai vu nombre de paysage de premier plan qui n’atteigne pas une profondeur supérieur, je dirais, à cinq mètres. Elle préfère de beaucoup le monde qu’elle peut toucher de ses mains. Ici, elle a ramené la scène à une échelle plus intime. Les nature morte proche de nous, repose sur des tables qui ont été alignées dans le plan de l’image. « The Apple Household » avec sa symétrie parfaite nous fait réellement penser à une famille royale et ses serviteurs. Remarquez le fond bleu qui, au lieu de  donner l’impression d’un mur nous entourant, est une toile de fond dont la neutralité est encore plus forte que  le symbole du sol doré.
Ces faits ajoutent une sensation « ritualiste » de ce tableau malgré le fait de son réel  effet tridimensionnel et éclairage naturaliste qui le fait ressembler à une toile de style « Renaissance ».
En comparaison, « Cascade » peut paraître de style plus « baroque » par le fait de ses arrangements asymétrique et ses éclairages essentiellement répartis sur le centre.  Sans nul doute, un héritage du XVIIème siècle. Mais, si nous regardons de plus près, il y a nombre de touches de pinceau guère appuyées. Bien qu’au contraire, ici, l’impasto (empâtement en français) nous suggère un ensemble de silhouette cependant à petite échelle.

Ceci est typiquement le style de Frima."


 Museumkrant (Journal du musée). Printemps 2003
Regard sur le passé.

Par Ileen Montijn   (*).

D’autres artistes surgissent pour capturer leur environnement et la nature sans retenue, sans un regard documentaire. Prenez la peinture des feuilles comme dans « l’Eté » dans son sens le plus large, tout aussi réaliste dans sa réalisation que le visiteur impartial pourrait les confondre avec une photographie.
Mais, ce que je trouve si impressionnant et qu’elle s’appuie sur des traditions cultes de la verdure qui ont leurs racines dans la tapisserie médiéval montrant avec précision  des représentations de feuillage. Simplement le feuillage sans horizon, ni notion d’espace et aucun signe humain, ni terrain. La verdure a été pour nous l’aspect le plus abstrait de ces peintures représentatives. Ce musée possède deux exemplaires sur le thème de la représentation de la verdure du 20ème siècle, « un terrain de dunes » de Wim Schumacher et « Terrain vague » de Wout van Heusden.
Le fait que Joke Frima est complètement informé de la tradition peut-être déduit  du fait qu’elle a survolé d’autres thème de l’histoire ancien, essentiellement les trois citrouilles entrelacées intitulées « Les Trois Grâces ». Le titre, en lui même, renvoie à ce thème classique alors que l’essentielle dans la représentation de nature morte peinte par Sanches Cotän, artiste Espagnol travaillant aux alentours de 1600, connu pour avoir accroché de grands choux et  coings, et  de magistrales représentations de céleri. Cela semble fou, juste suffisamment pour faire une œuvre précise d’une touffe d’herbe ou d’une tige de maïs plus grande que sa taille originale. L’absurde réalisé d’une manière bien réfléchi et de manière consciente, permet à l’artiste de réaliser  l’inoubliable.

(*) lleen Montijn : historienne et écrivaine. Elle participe régulièrement à Kunstschrift et écrit deux fois par semaine dans les colonnes du NRC Handelsblad.


 

Heirs of Magic Realism

Estill Curtis Pennington.

Morris Museum of Art, Augusta, Georgia USA 1999


HP/De Tijd (hebdomadaire), 25 May 2001

Par Diederik Kraaijpoel
 
“Joke Frima. The Receiver, 1996.

Joke Frima  est plus fortement attirée par les feuilles que par les fleurs. Je peux me rendre compte du pourquoi. Une grande feuille comme celle la est très tendre dans sa partie haute mais, possède des nervures très fortes qui raidissent la forme en entonnoir de celle ci. Ces deux fonctions sont très bien dépeintes ici. Ceci est appelé la texture et ce, avec raison.Le fait de simplement reproduire ce que vous voyez ne vous implique pas et vous devez le provoquer. La symbolique manque complètement parce que la nature elle même est étrange et pleine d’implications. Cette image ne peut, cependant, avoir été peinte directement dans la nature, à moins que Joke ai creusé un trou pour s’y mettre ainsi que son chevalet. Il est de loin plus aisé d’en faire un croquis et d’en prendre un cliché photographique afin de le représenté en atelier.”


Réalistes d’après guerre dans le musée "Kunsthal"

De Telegraaf  (quotidien), 29 Mai 2001

Par Paola van der Velde

Frima rend hommage à la pure beauté de la nature au-travers des plantes et des natures mortes. Les feuilles fanées symbolisent la mort, les tiges de maïs ensoleillées et les citrouilles la fécondité.